Un été pour voir le monde
Les Bleus ont quatre rencontres de qualification à la Coupe du Monde 2027 à disputer cet été. Avec l’objectif de faire le plein de victoires et de construire un collectif avec un groupe que Frédéric Fauthoux veut le plus stable possible.
Les températures ne chutent pas à Pau mais les Bleus ne lèvent pas le pied pour autant. Et jeudi après-midi, le staff technique a imposé une après-midi consacrée aux soins et aux repos, intimant l’ordre à ses ouailles de ne pas programmer de séances individuelles en plus de l’entraînement collectif du matin. L’Équipe de France y a mis en place quelques principes défensifs, toujours dans l’attente des cinq éléments qui n’ont pu rallier le Béarn le 22 juin. Elie Okobo, Matthew Strazel, Nadir Hifi, Neal Sako et Jaylen Hoard ont désormais tous conclu leur saison et sont actuellement en transit, avec des arrivées programmées toute la journée du vendredi. Leur arrivée changera la donne dans le contenu des entraînements. "Pour l’instant c’est surtout une phase de remise en route... Dès vendredi il y aura beaucoup plus d’intensité", précise Frédéric Fauthoux qui a promis que son groupe allait "énormément jouer" une fois au complet.
Avec la moitié de l’effectif (huit joueurs) déjà présent à l’EuroBasket, le retour de deux médaillés olympiques (Strazel et Rudy Gobert) et une semaine de travail pleine à l’horizon, l’occasion est idéale de construire une identité. "On rassemble sur les fenêtres de juillet-août une partie de l’effectif dans lequel on piochera pour la Coupe du Monde en 2027 donc c’est un moment de travail important mais c’est surtout une phase de qualification", estime le sélectionneur. "Les matches contre la Belgique et la Finlande en juillet sont cruciaux pour la suite. On se doit de gagner ces deux matches." Conclure le premier tour des qualifications sur deux succès donnerait un avantage conséquent aux Bleus avant de croiser avec le groupe H (Slovénie, République tchèque, Estonie, Suède).
Le début du deuxième tour est programmé fin août avec un nouveau rassemblement à partir du 16. Il y a plus d’un mois, le sélectionneur avait évoqué son souhait de voir vingt joueurs durant l’été, affichant clairement une volonté de stabilité, un élément absent, par la force des choses, de son début de mandat. Une des exceptions, et de taille, sera la présence attendue de Victor Wembanyama, qui n’a plus fréquenté la sélection depuis la finale des Jeux Olympiques il y a deux ans. "Victor est le leader de cette génération… il a très envie d’être là et est très ambitieux", a résumé Freddy Fauthoux.
Mais plutôt que de se projeter, le focus est placé sur la Belgique, qui passe son temps à compter ses forfaits, et la Finlande, vainqueure du match aller à Helsinki et qui comptera sur sa superstar Lauri Markkanen (Utah Jazz). "A la grosse différence de nous c’est une équipe qui est construite depuis 3-4 ans. Elle vit même pendant les fenêtres", remarque le coach des Bleus, conscient que les Finlandais sont tout ce que les Tricolores ne sont pas encore. "Ils ont un collectif, des automatismes, des habitudes des croyances en leur groupe." Un savoir-faire qui les a emmenés en demi-finale du dernier EuroBasket avec notamment l’élimination des favoris serbes. Le talent ne suffira donc pas face à eux et 11 jours ne seront pas de trop pour se mettre en ordre de marche.
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