Terry Tarpey : "Je voulais revenir"
Trois ans après son dernier match chez les Bleus, Terry Tarpey (1,96 m, 32 ans) est de retour en sélection suite à une fin de saison où il aura été décisif dans la conquête du titre par Monaco.
Il avait été l’invité surprise et la formidable révélation de l’été 2022 en Équipe de France. D’un impact inattendu lors de la préparation à l’EuroBasket, le natif de Poissy avait ensuite confirmé lors de la compétition continentale, jouant un rôle prépondérant lors de la conquête de la médaille d’argent européenne. Il aura gardé un souvenir plus douloureux de la campagne mondiale un an plus tard. Le nouveau joueur du Paris Basketball va avoir l’occasion d’oublier la déroute indonésienne cet été, avec un retour qui n’avait rien d’évident, alors que son temps de jeu à Monaco depuis trois ans manquait de constance. Mais entre un festival lors du match 2 des playoffs face à la JL Bourg de Freddy Fauthoux (25 d’évaluation) et une finale solide contre Paris, Tarpey est redevenu un candidat crédible à une place en équipe nationale.
Comment avez-vous accueilli votre sélection pour ce deuxième tour des qualifications à la Coupe du Monde ?
On venait d’acheter une maison en Virginie et on avait l’intention d’en profiter un petit peu avec ma femme et les enfants (il explose de rire). Et mi-juillet je reçois un appel de Pascal Donnadieu. Que j’ai raté d’ailleurs. Je me suis demandé pourquoi il m’appelait. Et c’était pour me convoquer ! Je ne vais pas dire que c’était complètement surprenant mais cela faisait quand même trois ans que je n’étais pas revenu. C’était avec coach Collet et je savais bien que coach Fauthoux travaillait avec une nouvelle génération. Et je comprenais. Heureusement, j’ai fait quelques bons matches en playoffs et j’ai montré que je suis toujours prêt à jouer en Équipe de France. J’ai dû changer mes plans de vacances. Mais c’est un bon changement. C’est toujours une fierté d’être ici.
Aviez-vous le sentiment que votre histoire avec l’Équipe de France n’était pas terminée ?
C’est ça. Il n’y avait pas de point final. Mon dernier match c’était à la Coupe du Monde. Je voulais revenir, c’est sûr. Montrer que je suis capable de jouer au meilleur niveau.
Souhaitiez-vous également montrer que vous n’étiez pas que l’homme d’un été ?
Clairement. A la Coupe du Monde, en 2023, j’ai l’impression que j’étais trop dans une forme de confort. Je n’avais pas assez faim. Parce que j’avais fait un bel été un an avant, parce que Nicolas Batum revenait comme titulaire et j’étais le remplaçant. Top. Mais ce n’était pas la bonne approche mentalement. J’aurais dû conserver cette envie, cet état d’esprit d’outsider.
Souhaitez-vous vous projeter dans l’avenir ou êtes-vous uniquement concentré sur cette fenêtre FIBA ?
Les deux. Je dois faire une bonne fenêtre pour donner au coach une bonne raison de me rappeler. J’apprends à connaître les nouveaux gars et je veux profiter de ces moments avant de penser à l’avenir.
Vous sentez-vous comme un vétéran des Bleus aujourd’hui ?
A moitié. C’est particulier comme sentiment parce qu’Evan Fournier, Rudy Gobert et moi sommes les plus anciens. Mais eux ont je ne sais pas combien de sélections. Moi j’en suis où ? Dans les 30 ? (ndlr : 35 en réalité). Mais c’est ma 11e saison professionnelle donc je suis un vétéran qui essaye d’aider la prochaine génération à établir de bonnes routines et des habitudes qui les aideront demain.